Comprendre la Gestalt - Épisode 3 - La finitude
- fcledonge
- 20 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 déc. 2025
Découvrez ici le 3e article d'une série de 5 pour comprendre ce qui se cache derrière la Gestalt.
Retrouvez les liens vers les précédents et articles suivants à la fin de cet article.

Jardin de Claude Monet - Giverny
La finitude : 3e contrainte existentielle de la Gestalt
La troisième contrainte de la Gestalt à la quelle chaque être humain doit faire face est la finitude. Toute chose à une fin, rien n'est éternel, et chacun de nous va mourir. Y penser est se trouver face à la temporalité et à l'impermanence des choses .
Tout le monde le sait, mais pour certaines personnes, cette pensée est récurrente, envahissante, et les empêche de vivre le présent. Parfois même à leur insu.
Lors d'une psychothérapie en Gestalt, ce thème peut être évoqué directement, par un évènement de vie (séparation, décès d'un proche, maladie). Il peut aussi être présent sans être mentionné explicitement.
Quels sont les indices qui peuvent faire penser que ce thème est présent ?
"Je ne supporte pas que l'on me souhaite mon anniversaire".
Plutôt qu'une joie de savoir que d'autres pensent à lui/elle, ou d'avoir un prétexte pour organiser une fête, un anniversaire matérialise peut-être pour cette personne le temps qui passe, l'âge qui avance, la mort qui approche.
"Je suis stressé.e dès qu'il y a des changements".
La personne se fige, lutte contre le changement, pourtant inévitable, comme le cours du temps. Cette lutte épuisante créé du stress, puisqu'elle est perdue d'avance. La personne a peut-être un imaginaire catastrophique du futur, et semble incapable de s'adapter à un environnement changeant.
"A quoi sert-il de... , puisque je ne serai pas là pour le voir ?"
Comme dans le post précédent, ces mots évoquent deux contraintes existentielles : la finitude, et l'absurdité du monde. La personne perd une motivation pour le présent en le confrontant à la réalité de sa finitude.
L'angoisse de finitude peut donc être masquée par du stress, du déni, de l'évitement.
Dans le prochain épisode, je vous parlerai de la solitude.







La finitude dans la solitude