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Comprendre la Gestalt - Épisode 4 - La solitude

  • fcledonge
  • 28 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 déc. 2025

Découvrez ici le 4e article d'une série de 5 pour comprendre ce qui se cache derrière la Gestalt.

Retrouvez les liens vers les précédents et articles suivants à la fin de cet article.


Sentier vers le sommet du Kilimandjaro, photo de Fabienne Charlot, Gestalt thérapeute Créteil

Sentier vers le sommet du Kilimandjaro - Tanzanie


La solitude, 4e contrainte existentielle de la Gestalt


La quatrième contrainte existentielle à laquelle tout être humain doit faire face est la solitude.

La solitude existentielle est l'écart irréductible qui nous sépare de tout autre être humain. La solitude existentielle ne doit pas être confondue avec le fait d'être isolé ou solitaire, elle existe quelle que soit la qualité des relations avec d'autres.


Nous naissons et mourrons seul.e, personne ne peut partager ces expériences avec nous. Avoir conscience de cela nous met face au fait que toute expérience ne peut être totalement partagée.


Comme pour les autres contraintes existentielles, nous organisons notre vie quotidienne de sorte de ne pas nous retrouver face à ce vertige. Nos relations, nos contraintes, nos activités, nous tiennent éloignés de la conscience de cette solitude fondamentale.


Lors d'un thérapie en Gestalt, encore une fois jamais de manière systématique, votre manière d'être en relation va être explorée. Avez-vous besoin de l'approbation des autres ? Avez vous besoin d'être entouré.e pour agir ? Avez-vous un sentiment d'appartenance ? Comment vivez-vous les moments de solitude ?


Plage de Bretagne, photo de Fabienne Charlot, Gestalt thérapeute Créteil


Quelles sont les situations dans lesquelles la contrainte de solitude semble présente ?


  • "Je ne comprends pas les autres" ou "J'ai l'impression de n'appartenir à rien".

    La personne semble confrontée directement à la solitude existentielle.


  • "Je veux absolument être en couple" ou "Quand je suis seul.e, je n'existe pas."

    La vie de la personne semble impossible sans la compagnie d'un.e autre. Elle semble idéaliser la vie de couple, comme quelque chose qui lui apporterait tout ce dont elle a besoin, qui comblerait tous ses manques.


  • "Je suis à fond dans [cette cause], j'y passe tout mon temps en dehors du travail".

    S'engager dans une cause est (entre autre, bien sûr) une manière de se sentir appartenir à un collectif, une communauté, de se sentir relié. S'y plonger éperdument peut être le signe d'une angoisse face à la solitude existentielle.


La solitude existentielle, ressentie consciemment ou non, peut plonger dans un grand désespoir. Beaucoup d'artistes créent au contact de cette sensation.


On peut imaginer que, pour beaucoup, le moteur des grands spectacles mondiaux, des grands évènements musicaux ou sportifs, est l’assurance de vivre un moment où la sensation d'être relié.e aux autres est totale, ce qui fera, temporairement, baisser considérablement cette angoisse.



Dans le prochain épisode, je vous parlerai de la cinquième et dernière contrainte existentielle, l'imperfection.


Comprendre la Gestalt - en 5 épisodes

Episodes précédents

Episode 1 : La Responsabilité

Episode 2 : La Quête de sens

Episode 3 : La Finitude

Episodes suivants

Episode 5 : L'Imperfection


 
 
 

1 commentaire


Invité
28 oct. 2025

Seul, quel plaisir de se retrouver seul, il faut absolument l'apprécier cette solitude, elle me permet de confirmer mes choix et de construire mon chemin sans contrainte.

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